Les fondations de l’association

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Les fondations de l’association2019-07-16T10:01:56+00:00

LES FONDATIONS

Pour répondre aux bouleversements de la Révolution Industrielle dont les femmes et les enfants sont les premiers touchés par cette situation sociale, avec un très fort taux de mortalité infantile, en 1891, est créé un des plus anciens centres maternels, la Société Maternelle Parisienne, sous l’impulsion et la houlette de Madame Olga Vieil Picard, qui en sera la présidente pendant 39 années.

Dès le départ, cette institution sanitaire et sociale, qui ne compte à l’époque qu’une pouponnière (Porchefontaine), est pensée comme une structure de protection des enfants mais aussi de solidarité envers les mères célibataires.

Dans un contexte de souci croissant pour la santé, de naissance et de développement de la puériculture où les maîtres mots sont hygiène et solidarité, cette œuvre s’entoure du conseil d’hygiénistes et reçoit le soutien actif de femmes philanthropes. Son action, à la fois scientifique et humanitaire, s’inscrit dans une dynamique d’expansion.

C’est ainsi qu’à partir de l’exemple de Porchefontaine, à la fois modèle et précurseur, l’association conjugue des activités variées : nids, consultations de nourrissons, infirmeries, Institut de Puériculture… Autant d’œuvres destinées à réaliser l’utopie d’une enfance et d’une maternité parrainées par des spécialistes, en autant de lieux dédiés à l’éducation et l’observation médicale de l’enfant.

La Nouvelle Étoile des Petits Enfants de France ne prendra son véritable essor que dans les années 1920. Sa présidente, Madame Emmanuelle Gonse-Boas, ancienne membre active de l’Union des Jeunes Filles de France, mettra en place un réseau étoffé de dispensaires pensés pour la propagation de la protection et de l’hygiène infantiles. La Nouvelle Étoile est une des plus anciennes œuvres laïques consacrées à la protection de l’enfance.

Les fondations visuel

Elle sera reconnue d’utilité publique par décret du 21 Juillet 1896, et adoptera le statut d’association en 1901, l’œuvre deviendra alors la «Société Maternelle de La Nouvelle Etoile des Enfants de France », dite « La Nouvelle Etoile».

Elle avait pour objet de « créer, sous une forme à la fois scientifique et humanitaire, tout un ensemble de moyens protecteurs de la mère et de l’enfant »  et a ainsi joué un rôle précurseur dans la protection maternelle et infantile (PMI).

Dès la fin du XIXème siècle et durant tout le XXème siècle, La Nouvelle Étoile a été porteuse d’innovations majeures : premières pouponnières, premiers centres d’hygiène dispensant des soins gratuits, premier centre de médecine préventive familiale, premières PMI, premières écoles de puériculture, véritable pionnière dans le développement d’un réseau de crèches et de nourrices.

Par sa créativité et sa réactivité aux besoins sociaux, La Nouvelle Etoile a inspiré la politique sanitaire et sociale en France. On lui doit notamment l’ordonnance du 2 Novembre 1945 qui instaure la Charte de la Protection Maternelle et Infantile (PMI). Au cours des « Trente glorieuses », La Nouvelle Etoile, née de fonds privés, se réinvente dans les structures publiques. Dès 1960, elle est agréée par l’Aide Sociale à l’Enfance et subventionnée par les pouvoirs publics pour développer le premier centre d’hygiène mentale.